Manifeste des hommes

Conférences

Rent a Wife
Aujourd’hui, la plupart des femmes exercent un métier. Pourtant, une fois leur journée de travail terminée, elles entament une autre journée de travail pour subvenir aux besoins de leur famille. C’est ce qu’on appelle la « double journée » de travail. Lorsque les deux parents travaillent, c’est presque toujours à la femme que revient la « double journée ». Ainsi, en Europe, le nombre total d’heures travaillées par jour (occupées soit à un travail rémunéré, soit à des études, soit à des tâches ménagères) est généralement plus élevé pour les femmes que pour les hommes.

Pourtant essentiel à l’entretien de la famille et des forces de travail (et donc à l’économie du pays), tout le travail domestique accompli principalement par les femmes n’est pas comptabilisé par les économistes. Ce travail est dès lors considéré comme improductif. Pour la sociologue Andrée Michel, l’absence du travail domestique dans les chiffres de l’économie renforce l’idée qu’il s’agit d’un travail sans valeur et que la femme, à laquelle il est associé, appartient à un sexe socialement inférieur.

Le travail effectué par une femme au foyer a été évalué par certain-e-s féministes. S’il fallait, aujourd’hui, rémunérer sur la base du salaire minimum toutes les tâches nécessaires pour assurer le bien-être d’une famille de quatre personnes, on obtiendrait le salaire mensuel suivant (calcul réalisé en 2000, en francs français):

 

- Cuisine : 90 h = 576,40 €
- Ménage : 104 h = 666,20 €
- Soins de santé et d’hygiène : 60 h = 384, 32 €
- Couture : 24 h = 165, 86 €
- Gestion du budget familiale et divers : 40 h = 256, 11 €
Total : 318 h = 2037, 02 €

Source : « Un travail rémunéré », Quid, 2001.