Manifeste des hommes

Conférences

Rent a Wife
« Je regarde comme funestes et stupides toutes nos rêveries d’émancipation de la femme. Je lui refuse tout espèce de droit et d’initiative politique. Je crois que, pour la femme, la liberté et le bien être consiste uniquement dans le mariage, la maternité, les soins domestiques, la fidélité de l’époux, la chasteté et la retraite. […] L’égalité politique des deux sexes, c’est-à-dire l’assimilation de la femme à l’homme dans les fonctions publiques, est un de ces sophismes que repoussent non pas seulement la logique, mais encore la conscience humaine et la nature des choses. […] Soyez donc ce qu’on demande de vous : douce, réservée, renfermée, dévouée, laborieuse, chaste, tempérante, vigilante, docile, modeste, et nous ne discuterons pas de vos mérites. Et que l’énumération de tant de vertus ne vous effraie pas : c’est toujours la même au fond qui vous revient : soyez ménagères, le mot dit tout. »

Pierre-Joseph Proudhon, La pornocratie ou les femmes dans les temps modernes, 1875, cité par Béatrice Bottet, dans Le p’tit dico de la misogynie, Multitudes, Paris, 2002.



« Quel plaisir pour les femmes, d’aller chercher paisiblement leurs enfants à l’école, de les ramener à la maison, de leur faire faire leurs devoirs, de les préparer pour la nuit, de mettre des fleurs sur la table afin que le mari, quand il revient de son travail, puisse trouver une atmosphère agréable… ».


Marcel Dassault (20ème siècle)

Regrettent au temps joli
Du poivre et sel du bigoudi
De ne pas avoir appris
La cuisine
Qui retient les petits maris
Qui s’débinent

Sur leurs cartes d’identité
Pour ret’nir l’amant joli
Qui s’débinent
Vont apprendre dès aujourd’hui
La cuisine

Léo Ferré, « La cuisine ».