29 Juin 2009
L’assimilation par les filles et les garçons du rôle associé à leur sexe commence dès le berceau… Les jouets et les albums pour enfants participent à la construction des identités parce qu’ils diffusent des modèles de comportements auxquels les enfants s’identifient. Or, les stéréotypes mis en scène dans les livres et par les jouets correspondent à la division traditionnelle des rôles sexués : on offre aux petits garçons des armes, des jeux de construction ou qui invitent au mouvement tandis que la petite fille reçoit des poupées, de la dînette, des appareils ménagers miniatures.
De la même façon, les albums illustrés montrent souvent des clichés sexués comme celui du papa qui revient de son travail pendant que la maman vêtue d’un tablier lui prépare son repas du soir. Ces stéréotypes sexistes construisent et confortent des attentes différentes à l’égard des filles et des garçons : on attend des petites filles qu’elles soient calmes, appliquées, affectueuses, coquettes, attentives aux autres ; des petits garçons qu’ils soient inventifs, vifs, turbulents, voire violents…
Et ces comportements stéréotypés ont également lieu dans la cour de récréation de l’école primaire. Selon Claude Zaidman (maître de conférences en sociologie), les filles et les garçons y reproduisent par leurs comportements un système de relations traditionnelles entre les sexes. Le sexe masculin est voué à l’extérieur, là où il peut circuler et conquérir. Le sexe féminin est confiné dans un espace clos, la maison. Ainsi, à la récré, les petites filles restent entre elles et font des jeux calmes (jeu de l’élastique, comptines, etc.) tandis que les garçons dominent l’espace disponible (jeu de ballon, de poursuite, etc.). Du coup, les filles apprennent à se faire discrètes et à se mettre à l’écart pour ne pas être bousculées par eux.















